Comment lire les étiquettes alimentaires en céto ?

Vous avez débuté votre nouveau mode de vie cétogène. Vous avez commencé à identifier les aliments que vous allez consommer, et ceux que vous allez bannir de vos assiettes. Cependant, vous vous retrouvez rapidement face à un obstacle majeur. Vous êtes face à un produit du supermarché, vous savez qu’il faut regarder la composition de celui-ci mais vous ne savez pas comment lire les étiquettes alimentaires. Ce n’est qu’une suite de chiffres et de termes incompréhensibles pour vous.
Dans le doute, vous prenez les produits les « moins pires » mais sans savoir exactement comment faire et vous y passez 3 heures.

Chat dans un panier shopping

L’alimentation cétogène est une façon très simple de s’alimenter mais qui va souvent à l’encontre de nos habitudes alimentaires.

De plus, les rayons des supermarchés sont envahis de produits alimentaires qui n’ont aucun intérêt nutritionnel, autrement appelés les « faux aliments ».

Il est donc facile de s’y perdre. En particulier lorsque l’on voit toutes sortes d’annonces marketing « moins de sucre », « sans gluten », « sans sucre ajouté », sans lactose », « 0% de matière grasse » …

Il est très important de savoir choisir les bons aliments ainsi que de savoir lire les étiquettes afin de choisir des produits de qualité qui seront les mieux adaptés pour la céto. La plupart du temps, on va se tourner vers des produits entiers (sans transformation industrielle). Il reste tout de même des produits que l’on va plutôt acheter au supermarché pour la facilité d’accès et les économies (comme la crème, le beurre, la charcuterie, l’huile…).

Pour rappel 

Lorsque l’on suit une diète cétogène, une journée doit être composée en moyenne de 5% de glucides, 15% à 25% de protéines et 70% à 80% de lipides. Ces ratios sont importants à respecter si on souhaite être en cétose et brûler le gras comme source d’énergie. Si besoin, vous pouvez (re)lire l’article ‘La céto (diète cétogène) pour les débutants’ où on explique le fonctionnement de la cétose. Il est donc conseillé de faire attention à ses macros chaque jour. Cela peut paraître compliqué au début, mais lorsque l’on a pris ses habitudes, ça devient complètement naturel.

C’est quoi les macro? A quoi elles servent?

Tout d’abord, les macros c’est le petit nom des « macro nutriments » . Ils correspondent aux lipides, glucides, protéines dont on parle tout le temps !

Les lipides concernent les matières grasses que l’on doit consommer en grande quantité dans cette diète. En effet, c’est le gras votre principale source d’énergie et c’est aussi lui qui vous rassasie. Lorsque vous avez atteins vos quotas de glucides et protéines du jour, et que vous avez encore faim, vous pourrez toujours compléter avec une dose de gras (Dans une boisson chaude ou une « Fat bomb »). 

Les glucides concernent tous les sucres (« rapides » et « lents » comme on aimait bien le dire avant). En céto, tous les sucres sont dans le même panier et comptent TOUS dans le quota de GLUCIDES. La quantité consommée par jour conseillée pour avoir une céto efficace est de 20 g par jour. C’est le chiffre le plus important à vérifier (surtout au début) pour pousser le corps à ne plus s’appuyer sur les glucides pour fonctionner. On le répète, si vous devez ne surveiller qu’un chiffre, c’est celui-la !

Les protéines sont nécessaires dans toute alimentation pour le maintien et la construction des muscles et des organes. En céto, il faut faire attention à en consommer suffisamment et en quantité modérée. En effet, il est admis que les protéines en trop grande quantité peuvent être transformée en glucose et contrebalancer la cétose. La quantité habituellement recommandée est de 1,2 à 2 g de protéines par kg de masse maigre corporelle (donc pas votre poids complet, mais votre poids sans le gras) .

Décryptage d’une étiquette

Les ingrédients

La longueur de la liste

La première chose à observer quand vous êtes en train de lire les étiquettes d’un produit est la longueur de la liste des ingrédients. Plus elle est longue, plus il s’agira d’un produit hautement transformé. Ces derniers sont à bannir de notre panier.

La plupart du temps, on va avoir tendance à cibler les produits avec au maximum 5 ingrédients.

Par exemple, cette boîte de sardine. Elle contient 3 ingrédients : des sardines, de l’huile d’olive, du sel et c’est tout ce qu’on lui demande ! 🙂

boîte de sardine

L’ordre des ingrédients

L’ordre des ingrédients est en corrélation avec la quantité présente dans le produit. Ils sont classés du plus important au moins important. En clair : Le premier ingrédient est celui le plus présent dans le produit, le deuxième est le deuxième le plus présent, etc…Il faut donc se fier aux premiers ingrédients de la liste pour savoir immédiatement si vous continuez à analyser le produit ou pas !

La qualité des ingrédients

Comme on vous disait au point précédent, il est important de regarder l’ordre des ingrédient. En effet, vous pourrez tout de suite déterminer la qualité du produit.

Pour cela, il faut également faire attention au type d’ingrédient qui le compose. En particulier, aux sucres et aux types d’huile présent dans votre produit :

Les sucres

Si vous voyez « sucre » ou « farine de blé » en premier, FUYEZ ! Ou juste redéposez le gentiment dans son rayon, et continuez vos courses 😉 En effet, cela signifie qu’il s’agit de l’ingrédient principal du produit. En plus, ce type d’ingrédient (sucre, équivalents et toutes sortes de farine de céréales) a un fort impact sur la glycémie et vont jouer sur le stockage des graisses. Bref tout ce qu’on veut éviter en céto.

Ensuite, il faut savoir que le sucre se cache sous d’autres termes. 

Pour les courageux, voici une liste partielle des multiples noms du sucre et ses dérivés (plus de 50 !) que vous pourriez voir : 

Sucre de canne, Canne à sucre, Jus de canne à sucre, Jus de canne évaporé, Sirop de canne à sucre évaporé, Sucanat (=sucre de canne complet), Sucre de coco, Sucre de betterave, Sucre brut, Sucre en poudre, Sucre inverti, Cassonade, Caramel, Sirop, Sirop d’agave, Miel, Sirop d’amidon, Amidon, Amidon modifié, Amidon génétiquement modifié,  Sirop de caroube, Sirop de datte, Sirop d’érable,  Glucose, Sirop de glucose, Fructose, Sirop de fructose, Sirop de glucose-fructose, Sirop de froment (=sirop de blé), Sirop de maïs ou sirop de maïs à haute teneur en fructose, Sirop de malt, Extrait de malt d’orge, Maltodextrine, Malt diastasique, Maltose, Sirop de riz, Sirop de sorgho, Dextrose, Dextrine, Dextrane, Galactose, Lactose, Saccharose, Xylose, Mélasse…

Oui, tout ça c’est des façons différentes de dire “sucre”, et après on se demande pourquoi les gens sont perdus :p

Les huiles

Faites aussi attention au type d’huile présente dans le produit. Préférez les produits composés de graisses anti-inflammatoires (huile de coco, beurre, graisse animale) et d’huiles riches en oméga 3 (huile d’olive, huile de lin) à ceux qui contiennent des huiles hydrogénées ou « partiellement hydrogénées »  hautement nocives pour la santé (huile de tournesol, huile de pépin de raisin, huile de colza industrielle)

Les additifs

Les additifs alimentaires sont ajoutés aux produits des commerces pour ajouter une texture, l’aspect ou encore pour la conservation. Il existe des additifs inoffensifs (comme la gomme xanthane, gomme de guar, fibre de psyllium) que l’on utilise souvent en céto (si on le souhaite, ou pas, vous faites ce que vous voulez, on est pas vos parents) pour apporter de la texture aux sauces, et aux préparations sans gluten à base de farine d’amande ou de coco. Pour ce qui concerne les additifs intitulés par des noms de code (exemple : E104) et de noms chimiques, il faut les éviter aux maximum. En effet, ce sont des additifs de synthèse qui pourraient « induire des réactions allergiques, mais aussi, de favoriser l’apparition, à terme, de cancers. »

Comment lire le tableau des valeurs nutritionnelles ?

Les informations nutritionnelles d’un produit sont indiquées en respectant une procédure donnée par le règlement européen sur l’information des consommateurs (INCO).

Elles se présentent obligatoirement sous la forme d’un tableau comprenant : la valeur énergétique, les quantités de matières grasses, d’acides gras saturés, de glucides, de sucres, de protéines et de sel présentes dans 100 g ou 100 mL de produit et parfois dans une portion du produit.

Lire les étiquettes

Énergie (Calories)

Dans les débuts en céto, vous aurez certainement besoin de savoir combien de calories vous consommez pour pouvoir ajuster vos macros en fonction. Une fois régulé, c’est la ligne qui nous intéresse le moins puisqu’on peut se fier à notre satiété.

Matières grasses

La partie matières grasse comprend la totalité des matières grasses (acides gras saturés, monoinsaturés, polyinsaturés, et trans). La ligne “matière grasses saturées » nous importe peu sachant qu’il a été démontré qu’elles n’avaient aucun impact sur la santé. Alors que ce sont les acides gras trans qui ont le plus d’impact négatif sur la santé, il n’y a pas d’indication concernant le taux de ce dernier. Il faut savoir que ce type de gras correspond aux matières grasses hydrogénées et donc aux huiles végétales hautement transformées comme l’huile de tournesol. Donc, attention à choisir un produit riche en matières grasses à condition qu’il ne contienne pas d’huile hydrogénée.

Glucides (sucres et polyols)

La ligne du tableau la plus importante.
En Europe, la valeur indiquée comprend TOUS les sucres (lents et rapides). Le chiffre qui nous intéresse donc ici est bien celui des GLUCIDES (on ne le répètera jamais assez 😉 ). C’est celui-ci qui vous aidera à calculer votre quota de glucide du jour (recommandé à 20 g au début).

Si vous avez observé dans la liste des ingrédients que votre produit contient du sucre ou un équivalent, c’est à ce moment là que la ligne « dont sucres » est à vérifier. Si le sucre est présent mais dont la quantité entre dans votre quota journalier, vous pouvez vous le permettre. Vous avez peu de risque que ça vous faire sortir de cétose.

Attention, on n’a pas dit que c’est l’idéal de consommer un produit composé de 20 g de sucre. En effet, n’oubliez pas que vous avez adopté ce mode de vie pour être en meilleure santé. La qualité de vos aliments est donc importante à prendre en compte, et donc la nocivité des glucides consommés aussi 😉

Certains produits, en particulier les produits «sans sucre », ont la mention « dont polyols » indiquée dans la partie Glucides. Ces derniers ne sont, la plupart du temps pas à compter dans les 20 g du jour en céto. Cependant, vérifiez bien le type de polyol (ou alcool de sucre) présent dans la liste des ingrédients.
“Mais comment qu’on sait si le polyol il est bien ou pas bien alors ?”
On y vient.

Par exemple:

Sur ce paquet de Stevia en poudre, il est indiqué 99 g de glucides pour 100 g de produit. Or, regardons les ingrédients : érythritol, glycosides de steviol, arômes naturels. En fait, c’est l’érythritol la source de glucide puisqu’il s’agit d’un alcool de sucre. Ce dernier n’est pas absorbé par l’intestin, et  n’aura donc pas ou peu d’impact sur votre taux d’insuline. On peut considérer ce chiffe à 0.

Protéines

Pas d’indications précises sur les protéines. On va tout simplement se baser sur cette ligne pour vérifier que l’on a prévu la bonne dose de protéine pour la journée (À calculer selon votre masse maigre corporelle).

Et si, je tombe sur un produit américain ou canadien?

Grâce à la mondialisation, on peut se retrouver dans des rayons d’épicerie américains ou à commander des produits canadiens sur les boutiques en ligne spécialisées. Cependant, ces produits ne sont pas soumis aux même règles d’étiquetage qu’en Europe. En effet, aux Etats-Unis et au Canada, les produits sont étiquettés différemment.

Il faut donc lire les étiquettes nutritionnelles d’une autre manière.

Etiquette americaine
Etiquette nutritionnelle américaine
  •  La première chose qui diffère : la quantité indiquée. Les chiffres donnés sont valables pour une portion de produit (Per Serving/Per 1 cup) qui varie selon le type de produit dont il s’agit. Cette valeur est indiquée en tasse ou en cup avec un équivalent en ml ou en g, la plupart du temps. Ça aide à s’y retrouver un peu ! Ensuite, à vous d’adapter la quantité que vous allez consommer en fonction de cela.
  • Au niveau des matières grasses (fat) peu de changement mis à part une ligne concernant les gras trans en plus.
  • Pour les protéines (protein), rien à signaler.
  • Concernant les glucides (carbohydrate ou carb), c’est une autre histoire. La quantité de glucides indiquée correspond  au nombre total de glucides (Total carbohydrate) c’est-à-dire que les fibres sont inclues dans ce nombre. Pour connaître le nombre de glucides Net (Net carb), il faut donc soustraire les fibres du nombre Total de glucides (Total carb – dietary fiber = Net carbs). Par exemple, sur notre étiquette on a : 37 g Total carb – 4 g dietary fiber = 33 g Net carbs per serving, soit 33 g de glucides par portion. Si on veut savoir pour 100 g, une simple règle de trois suffit: 33 / 55 x 100 = 60 g de glucides aux 100 g (et c’est à ce moment là qu’on a perdu tout le monde… 😀 )

Remarque

En Europe, les fibres ne sont pas comptées dans le nombre de glucide indiqué, donc le calcul n’est pas à faire si on fait ses courses en France par exemple.

Les mentions trompeuses

Les industriels sont connus pour surfer sur les dernières modes. Dès qu’une substance est signalée comme bonne ou mauvaise pour la santé, ils vont s’empresser de rajouter des mentions pour « orienter » l’acheteur sur la face avant du paquet. Lire les étiquettes devient alors un vrai parcours du combattant pour lutter contre l’attractivité de ces produits.

La plupart du temps, on pense que les mentions suivantes signifient que les produits sont plus sains et qu’on pourrait les intégrer facilement dans une alimentation cétogène : « bio » , « sans sucre ajouté », « sans gluten », « sans sucre » et autres…

1. « Bio » 

Le terme « Bio » est soumis à plusieurs législations selon les pays. Cependant, quelque soit le pays, cela ne signifie pas que ces aliments sont plus sains. Il indique tout simplement que les ingrédients du produit bio n’ont pas été soumis à des traitements chimiques, de synthèse ni de modification génétique. C’est tout ! Du sucre bio reste du sucre donc faites attention à lire les étiquettes avec autant de jugement que pour les autres produits 😉

Un exemple

Regardez cette petite Compote Pomme-Poire Bio qui a un packaging bien sympathique.

En observant la liste des ingrédients, on ne voit que 4 ingrédients (gage de qualité du produit). On a de la pomme, de la poire, du sucre de canne et de l’acide ascorbique. En fait, 3 éléments sur 4 sont des sources riches de glucides.
D’ailleurs le tableau des informations nutritionnelles nous le confirme : 13 g de glucides dans une gourde de 90 g de compote.

2. « Sans sucre ajouté » 

Cette mention signifie qu’il n’y a pas eu d’ajout de sucre dans les ingrédients du produit. Cependant, il reste le sucre naturellement présent (et donc des glucides). Il faut alors bien vérifier le tableau des valeurs nutritionnelles pour s’assurer de la quantité de glucides du produit.

Un exemple

Ce paquet de muesli bio « Sans sucres ajoutés » :

Si on regarde les ingrédients, on peut lire : 
Flocons d’avoine, flocons d’épeautre, pétales de maïs, pétales d’épeautre SOIT des céréales (= Riches en Glucides) 
– Raisins (+ huile de tournesol), abricots (+ farine de riz) SOIT des fruits séchés (= Riches en Glucides) accompagnés d’huile hydrogénée et d’une dose supplémentaire de glucides grâce à la farine de riz
– Graines

À la simple lecture des ingrédients, on sait déja que le produit est riche en glucides. Quand on se dirige vers le tableau des valeurs nutritionnelles : BINGO => Pour 100 g de muesli : 59 g de glucides
A moins de ne manger que 10 g de muesli, difficile tout de même de l’intégrer dans une journée céto.

3. « Sans gluten »

A la vue de ce type de mention, on peut avoir tendance à se dire qu’il n’y a pas de farine de blé dans le produit. Cet ingrédient étant interdit en céto, on donc pourrait penser : « Ok, je peux y aller ! » . Sauf que sans farine de blé, ne signifie pas sans GLUCIDES. En effet, dans la plupart des produits « sans gluten » , la farine blanche est remplacée par de la farine de riz, ou de Sarrazin, ou de châtaigne, ou de lentilles, ou d’un mélange de tout ça. Ces dernières sont évidemment très riches en glucides. On vous conseille donc de bien lire la liste des ingrédients, ainsi que le tableau des valeurs nutritionnelles. 

Un exemple

Voici un exemple concret qu’on a trouvé à notre Monoprix du coin : un produit « Sans gluten » « Simplement bon ».
Sa composition est-elle aussi simple qu’indiqué?

Pains sans gluten

La réponse est simplement NON.
Tout d’abord, la liste des ingrédients est composée de 21 éléments (signe d’un produit hautement transformé). De plus, il est indiqué clairement qu’il s’agit d’un produit décongelé… 

Ensuite, on peut lire la présence de : 
– 7 types de farine : pas du tout recommandées en céto
– Huile de tournesol : huile hydrogénée (inflammatoire pour l’organisme)
– Sirop de sucre inverti : du sucre 
– Des épaississants et stabilisants
Même chose que pour le muesli, juste avec la liste des ingrédients, on imagine déjà à peu près à quoi ressemble le tableau.Quand on se rapporte à notre fameux tableau (vous commencez à le connaître maintenant 😉 ), on voit : 31,7 g de glucides aux 100 g.

Avec tous ces éléments peu rassurants, on n’a même pas envie d’en manger une tranche. Même si avec une tranche on n’atteint pas les 20 g de glucides quotidiens.

pain sans gluten

4. « Sans sucre » 

Les produits « sans sucre » sont ceux pour lesquels il faut avoir une attention particulière. Effectivement, vous ne trouverez pas de sucre à proprement parler mais des édulcorants et les polyols qui ne sont pas tous équivalents. Certains ne font pas monter la glycémie, mais ont un impact sur l’augmentation de l’insuline quasiment équivalent à celui du sucre. C’est le cas pour l’Aspartame, le Sucralose, le Maltitol, le Sorbitol et le Xylitol.

Nous on privilégie plutôt la Stevia et l’Erythritol plus naturels et moins impactant sur l’insuline grâce au fait qu’ils ne sont pas absorbés par l’intestin.

Un exemple

On est allé voir le rayon des produits sans sucre qui est apparu depuis peu dans nos supermarchés.

Biscuit sans sucre

Que lit-on? «  SANS SUCRES » Au Maltitol.
Déjà, on commence mal…

Info biscuit sans sucre

Parmi les ingrédients, on observe quoi en premier ? Farine de blé (61,5%) Ce n’est même plus la peine de regarder la suite en fait… 
Bon, on le fait quand même pour le « fun » ! 
Amidon de blé, Huile de tournesol, lait demi-écrémé Des sources de glucides et de l’huile hydrogénée …

Au niveau des valeurs nutritionnelles, on a 68 g de Glucides aux 100 g ! Et si on n’en mange que 3 biscuits, on atteint directement les 20 g de glucides recommandés en céto par jour. Si vous mangez des oeufs pour le reste de la journée, ça ira. Si vous aimez varier un peu plus vos repas, c’est raté !

Les faux espoirs

Attention aux produits qui semblent « céto ».

Par exemple : la mayonnaise. La composition d’une mayonnaise est généralement : huile, jaune d’oeuf, sel et un peu de moutarde. Que des éléments qui sont acceptés en céto à première vue !

Cependant, l’huile utilisée dans la plupart des Mayo est l’huile de tournesol. On vous en a parlé précédemment, si il faut éviter UNE huile dans une alimentation saine, c’est bien l’huile de tournesol, même bio. 

Un exemple

Voyez par vous même :

Vous pourrez également tomber sur des mayonnaises à l’huile de colza. Cette dernière est connue pour être riche en omega 3, mais les huiles de colza industrielles sont aussi des huiles hydrogénées. Elles présentent donc les même problème que l’huile de tournesol.
L’idéal reste donc la mayonnaise maison à l’huile d’olive ou l’huile d’avocat.

Le mot de la fin

Comme vous avez pu le voir, lire les étiquettes des produits n’est pas si compliqué. Une fois qu’on sait quoi repérer sur le packaging, on peut très vite savoir si on va mettre le produit dans son panier ou pas. Et puis, avec l’habitude, ça deviendra un réflexe simple, et vous n’aurez plus aucun effort à fournir 😉

D’autre part, on voudrait appuyer le fait qu’il n’existe pas de produit « céto » ou « pas céto ». Ce qui nous importe le plus c’est le nombre de GLUCIDES présent dans le produit et donc le nombre de glucides que vous allez consommer dans la journée.

Bien sûr, la qualité des glucides compte. Il est préférable d’éviter les glucides provenant de farines et de sucres. Cependant, si dans vos 20 g de glucides journalier, vous consommez 3 g de sucre, ce n’est pas un drame ! 😉 

A vous de jouer ! Savez-vous lire les étiquettes ?

Maintenant que vous avez toutes les clés pour lire les étiquettes, on vous propose un petit jeu ^^
Regardez le produit suivant, et dites-nous en commentaire si vous le mettrez dans votre panier ou pas, et pourquoi !

Yaourt vegetal
yaourt coco végé

Mettez vos commentaires et vos questions également, nous nous ferons une joie de vous répondre.

Ensuite, n’oubliez pas de partager l’article ! 😉

Cet article a 15 commentaires

  1. Merci pour cet article super intéressant et bien fait! On va sortir la loupe!
    Pour le petit jeu sans même regarder le tableau “amidon modifié de tapioca” c’est pas gégé. 7,3g de glucides aux 100g, 0,6g de sucre aux 100g. Je penses que de manière occasionnelle, tu peux mais tu as déjà mangé presque la moitié de la dose de glucides/j et ça ne doit pas être très nourrissant donc peut-être pas le meilleur choix mais ça ne me paraît pas non plus anti ceto. Pas facile la question.
    D’ailleurs en parlant de ça! Les laits végétaux on en fait quoi? Oui ou non? Bien-sûr je ne parle pas des lait de riz ou d’épeautre. Mais d’amande ,de coco ou de noix de cajou sans sucre pour des prépa du genre pudding de chia ou muesli ceto ?
    Merci 😉

    1. Bonjour Elodie,
      Merci d’avoir joué au jeu, on va laisser encore un peu de temps aux autres avant de donner la réponse 😉
      Concernant tes questions, je peux de confirmer que tu as maintenant toutes les capacités pour évaluer si tu consommes les laits végétaux ou pas. Le tout est de bien lire les étiquettes, et de doser ta consommation en fonction. Fais toi confiance 🙂

  2. Bonjour, je lis un peu tout et son contraire sur l’huile de colza, qui est parfois recommandée et parfois pas. Vous écrivez que “les huiles de colza industrielles sont des huiles hydrogénées”: est-ce que c’est différent si on achète une huile de colza vierge bio première pression à froid? Ou est-ce que ça reste une huile industrielle malgré tout?
    En fait, comment savoir si une huile est hydrogénée ou pas? Est-ce que ça figure quelque part sur l’étiquette?
    Par avance, merci!

    1. Bonjour Muriel,

      Oui, l’huile de colza vierge bio première pression à froid est différente. Malgré tout, il s’agit de matière grasse végétale de plante/fleur et donc d’acide gras polyinsaturés très instables et s’oxydant facilement si elles ne sont pas hydrogénées. Il y a alors un risque qu’un processus d’hydrogénation soit réalisé pour améliorer la stabilisation et ainsi la conservation de l’huile.
      Impossible de le voir quelque part sur l’étiquette, rien n’est indiqué à ce propos, hélas.

  3. Bonjour,
    Trop contente d’avoir trouvé votre blog et instagram il y a quelques jours.
    Je ne prends pas ses yaourts car : amidon de tapioca et protéines de pois.
    Pour moi, c’est de la “farine”
    Merci infiniment pour votre blog

  4. Hello. Super article bravo. Juste une précision : une huile biologique ne peut pas être hydrogénée en France c’est interdit. Bisou

    1. Merci pour la précision ! Dans ce cas, sachant que l’hydrogénation est faite pour éviter l’oxydation, l’huile doit être beaucoup moins stable et se conserver moins longtemps alors.

      1. Bonjour, un commentaire un peu tardif. L’huile de colza bio s’achète plutôt en magasin bio et se conserve très bien, j’en consomme depuis des années sans problème. Elle est riche en omega3 et très bénéfique pour la santé. 😉

  5. Bonjour,
    Merci pour cet article très intéressant. J’ai deux questions:
    1/ Je suis coréen d’origine et je cuisine énormément coréen. Du coup j’utilise énormément d’huile de sesame pour mes marinades et la cuisson de mes aliments. L’huile de sesame fait elle partie des huiles à bannir? Ou fait elle partie des bonnes huiles?
    2/ Mon épouse est végétarienne mais elle consomme un peu de beurre pour son apport de graisses animales (ainsi que des œufs). Le beurre chauffé dans une poêle pour faire cuire ses aliments est-il à éviter? Faut-il préférer le beurre consommé froid?
    D’avance merci pour vos réponses et bravo pour votre blog 😉

    1. Bonjour Jung, et merci pour ton interêt et tes questions pertinentes 🙂
      1 – Malheureusement, c’est assez difficile de considérer l’huile de sésame comme faisant partie des bonnes huiles, du à sa haute teneur en omega-6 (et, oui, ça nous a rendu tristes aussi 🙁 ). On la conserve en très petites quantités dans notre alimentation, en tant qu’assaisonnement parfois, grâce a la richesse du goût on peut se permettre d’en mettre très peu. On ne l’utiliserait pas en huile de cuisine principale cependant.
      2 – Pour la cuisson, le beurre va rentrer dans la catégorie des “oui mais”. Avec un point de fumée assez bas (entre 130° et 170° selon les sources) il reste adapté aux cuissons douces et/ou courtes, sans compter que, à notre avis, il donne une saveur incomparable <3. Pour des cuissons plus vives, il peut être intéressant de favoriser le saindoux, ou gras de porc. Il ne donne pas de gout particulier, contrairement au gras de boeuf ou de canard, et tient très correctement la cuisson à plus haute température. Il est facile à trouver en supermarché dans le rayon beurre en général, même si souvent un peu caché. Sinon, encore mieux, même si plus cher et plus difficile à trouver, tu auras le Ghee (ou beurre clarifié), qui tient des températures encore plus hautes que le saindoux et qui a un effet proche du beurre sur les saveurs (un effet miam quoi :p ).
      Nous on aime bien utiliser une approche multiple, a savoir faire cuire dans une petite quantité de saindoux ou d'un autre gras animal si le goût s'y prête, et ensuite en fin de cuisson rajouter un peu de beurre a fondre. Et la c'est le pied 🙂

      1. Merci François pour cette réponse.
        Autre petite question : ce régime peut-il être associé à un régime “végétarien” ?
        En effet, ma femme est “presque” végétarienne : elle ne mange plus de viande du tout, ne consomme plus de lait de vache pour des problèmes digestifs (sauf s’il est bien cuit, type comté fondu, mais pas raclette ^^ Elle prend malgré tout une petite tartine de beurre le matin et le soir au diner), mais consomme du fromage de chèvre ou brebis, et elle consomme du poisson 1 fois par semaine ou tous les 15 jours grand maximum.
        Avez-vous des articles qui pourraient nous éclairer ?

        1. Même si ce n’est pas quelque chose qu’on conseillerait (pour des raisons qui méritent un ou plusieurs articles bien plus qu’un commentaire), c’est techniquement possible et même pratiqué à notre connaissance. Il y a même des vegan cétogènes, c’est dire. Les principes de bases restent les mêmes : on essaye d’être bas en glucides (même si , dans le cadre d’une alimentation végétarienne ou végan, dans le but de ne pas être en sous nutrition, on va plutot viser les 50g au lieu des 20g ), on met un point d’honneur à être suffisant en protéines (les recommandations varient du simple au triple sur le sujet, mais en étant aux alentours de 1g/jour/kg de poids de corps on peut être serein), et on complète tout cela au gras pour la satiété (ce qui dans une alimentation végétarienne peut se traduire par un supplément de beurre ou de fromages qu’elle peut digerer, et aussi par un focus sur les végétaux gras comme les avocats, les voix, les olives, etc… sans oublier le gras de coco: l’huile de coco est EXCELLENTE en cuisson, et le lait et la crême de coco parfaits pour mijoter des petits plats succulents ).
          On ne connait pas de bonnes sources sur le sujet en français pour le moment, mais si tu es à l’aise en anglais, une simple recherche sur le terme “vegan keto”, sur google ou reddit, te donnera bien plus d’informations que tu ne pourras en assimiler 😉

  6. Hello les “céto” !
    Super, votre blog ! Merci pour tout ce travail, bravo !
    Juste au cas vous ne connaîtriez pas cette application, voici un lien vers mon article sur Yuka : https://comprehension-sante.com/manger-sainement-application-yuka/ (avec la suite ici : https://comprehension-sante.com/yuka/)
    Je pense que pour débuter, ça aide pas mal à identifier des produits…
    En espérant qu’ils développent des “options céto” et autres…! 😉
    En tout cas, merci pur ce décryptage des étiquettes qui est indispensable si on veut maîtriser ce qu’on avale…
    Et qui sait, on pourrait se faire des articles invités, car si mon blog est plus axé sur le cancer, il n’en reste pas moins que l’alimentation est un des piliers de la santé !!
    ))) Kristine (((
    (du blog compréhension santé)

    1. Hello Kristine !
      Merci pour ton commentaire 🙂
      On connaît l’appli mais elle ne s’applique pas du tout à notre vision de la santé. Le principe est bien trouvé mais reste sur les recommandations alimentaires classiques . Donc pas d’intérêt pour les débutants en céto.
      A notre avis, pas besoin d’ »option céto », mais plutôt mettre plus en garde sur les aliments trop transformés et trop riches en sucre. 🙂
      On ne connaît pas vraiment le cancer, mais on aurait aimé pouvoir aider les proches qu’on a perdu grâce à l’alimentation cétogène. En tout cas, on est d’accord, l’alimentation est la base pour être en bonne santé !

  7. Merci , c’est enrichissant moi qui commence à découvrir le céto. Pour le jeu, le tapioca est glucide en général, mais quand on regarde la quantité de glucide par 100g, c’est pas bcp, alors, on peut en prendre en faisant le calcul journalier bien sûr.

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